Les lignes sont en fuite.

Comme au réveil d'un rêve intense

Qu'on aimerait retenir, 

Mais qui se désagrège seconde après seconde

Jusqu'à plus rien. Une page blanche.

Elles se défilent à ma plume

Se faufilent à toute vitesse

Puis disparaissent.

Dans leur sillage elles absorbent tout.

Même les couleurs, mes chères amies.

De vagues souvenirs

Des plages délavées.

C'est peut-être la mort de l'artiste

Ou la révélation que jamais elle n'avait existé.